UN MUSÉE ENTIÈREMENT RÉHABILITÉ
Le Musée Stella Matutina, installé dans l’ancienne usine sucrière du même nom, a ouvert ses portes en 1991. Pendant 20 ans, les publics, réunionnais ou touristes, y ont découvert les techniques industrielles de la fabrication du sucre de canne, ainsi que des informations sur l’histoire de La Réunion et de sa population.
La Région Réunion a entrepris en 2011 une réhabilitation totale du Musée et du site, fondée sur un nouveau projet scientifique et culturel. Le musée a rouvert ses portes en 2015 avec une toute nouvelle muséographie.
Stella Matutina dispose de l’appellation « Musée de France ».




















Les engagés du sucre – l’engagisme à La Réunion 1828-1938
Au XIXe siècle, l’engagisme succède à l’esclavage dans les territoires dont le développement économique est fondé sur une main-d’oeuvre abondante et bon marché.
Ce système repose sur un contrat d’engagement de travail, à durée déterminée, entre un travailleur libre ou « engagé » et un employeur ou « engagiste ». On parle de salariat « contraint » ou « bridé » car l’engagé ne peut rompre, de lui-même, son contrat.
Transportés à travers les océans, ce sont une majorité d’hommes qui travaillent dans les plantations de canne à sucre, de cacao, de thé, d’ananas, de caoutchouc… dans les industries, dans les mines et dans la construction des infrastructures nécessaires au développement des empires coloniaux.
À La Réunion, au moins 164 000 étrangers arrivent des îles voisines, d’Afrique de l’Est, d’Inde, d’Extrême-Orient et du Pacifique pour soutenir l’essor sucrier et le développement de l’île. Contrôlés dès le départ et tout au long de leur séjour, ils sont soumis à de dures conditions de vie, victimes du non-respect de leur contrat.
Plusieurs milliers d’entre eux meurent ici. Certains font le choix de rentrer chez eux, comme prévu dans le contrat.
Ceux qui restent, par obligation ou par choix, enrichissent la société réunionnaise d’héritages multiples.








